Toquade torsade

Toquade torsade





Être fou
Être folle
Flotter
Sur des flots
Flous
Frivoles
Mais nager
Dans une flaque
Flasque
Ménager
Ses mânes
Emanant
D'un mal
Bienveillant
Jaillissant
D'un néant
Béant
...
Endormi
Endormie
Trop tard
Minuit
Midi
Folie
Folies
De soirs
En après-midi
Voir
Un noir
Désespoir
Munit
D'illusoires
Espoirs
...
Attendre
Longtemps
Penser
Que le temps
Panse
Des pensées
En errances
Autant
Insensées
Que denses
...
S'apercevoir
En sueur
Que les heures
Noires
Sont sans temps
Durent cent ans
Que le temps
Criard
Tapageur
Est avare
De bonheur
Et attend
Patiemment
Des hectares
De champs
En pleurs
En sang
...
Être sur
Être sûre
Accrocher
Sa joliesse
En laisse
Sur
Un mur
Sur
Un crochet
...
Adopter
Une attitude
Rude
Dompter
Une solitude
Prude
Gueuse
Devenant
Une habitude
Joyeuse
Qui se dénude
Devant soi
Telle une soie
Soyeuse
Cajoleuse
...


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Septembre 2007/Sylvain
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# Posté le lundi 14 janvier 2008 11:59

Délectable flegme

Délectable flegme



J'hume ce décor pondéré d'une âme impassible
En osmose, mon corps élastique s'évapore...
Mon spectre apathique découvre là sa cible
Cette quiétude occulte meublant mes pores

D'une verve gracieuse, je délivre mes angoisses
Narguant mes peurs en ce lieu idyllique
Où mon fanatisme et mes colères se froissent
Pour baiser les lèvres de cet air féerique

Allongé sur un lit de flores au confort céleste
Je scelle mes yeux après avoir sondé les nues
Et l'âme hardie, désinvolte, fièrement leste
J'offre à ma béatitude une valeur mise à nue

Les murmures des « vaguettes » enivrent mes songes
Me disperse des tumultes urbains grandiloquents
S'étant trop fixés jusqu'à ce qu'ils me rongent...
J'ai troqué ma fougue contre des nerfs éloquents

J'accole désormais la vénusté du monde caché
Et narre des contes aux arbres angéliques
Déclame des psaumes à la faune fâchée
Muée en masse par une sérénité mystique

Le bien-être et l'accalmie ne demeurent plus rares
Imprégnées dans mon tissu épidermique
Elles errent et revêtissent ce qui semble noir
Dans mes cris taciturnes qui ne s'imbriquent

Quelle saveur inouïe ce cosmos vide d'exaltation
Dépourvu de mortels coupables de méconnaître
D'ignorer, de ne manifester la moindre attention
A la Terre qui de son côté, sait les reconnaître



Copyright
Octobre 2007/Sylvain
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# Posté le lundi 14 janvier 2008 11:49

Va-t-il approcher ? (rondeau)

Va-t-il approcher ? (rondeau)
En poésie, un rondeau est un poème de trois strophes (5/3/5 ou 4/4/5 vers) comptant deux rimes, avec un refrain à la fin des strophes 2 et 3 (qui reprend le premier hémistiche du vers 1).


Va-t-il approcher ce c½ur distant qui s'éveille
Pour étreindre mon âme gelée d'une chaleur née ?
Hélas, cette offrande semble trop éloignée
Vers des mirages fougueux et qui ne veillent...
Tandis que mon espérance tend à stagner
Va-t-il approcher ?

Je l'encense dans mes songes enchantés
Ce c½ur chimérique si loin de mon éveil
Et quand mes yeux crieront la réalité
Va-t-il approcher ?

Alors d'un souffle d'espoir pour ses oreilles
J'envoie mes maux en doux mots maniés
Pour qu'ils puissent un jour Merveille
Héberger un amour qu'elle ne pourra nier
En attendant, j'attends son regard vermeille
Va-t-il approcher ?


Copyright
Août 2007/Sylvain

# Posté le lundi 14 janvier 2008 11:32

Véhémence de croques-morts

Véhémence de croques-morts

Une tentative de "poésie beat"...


Etoffe
Médaille
Or
Dehors
Pagaille
Amorphe
...
Gloire
Grades
Fête
Têtes
Bâtardes
Déboires
...
Orgie
Uniformes
Alcool
Frivoles
Hommes
Whiskies
...
Képis
Aliénés
Carnage
Villages
Calcinés
Répits
...
Départ
Guerriers
Crétins
Riverains
Enterrés
Histoire
...


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Septembre 2007/Sylvain
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# Posté le lundi 14 janvier 2008 11:24

Modifié le lundi 14 janvier 2008 11:43

Amour passant

Amour passant


A Stef...

Un homme errait dans une rue lugubre de Nancy par un soir d'hiver. Vous savez, ces endroits qui ne sont pas visités par les touristes, ces lieux bénéficiant néanmoins de leur charme urbain, leur grisaille atténuante. Stéphane ce soir là ne possédait comme pensée qu'une musique enivrante se balançant à travers ses écouteurs, il contenait un visage fermé, un esprit vagabond justifiant peut-être ce brin de nostalgie, voire de mélancolie flairé au creux de ses yeux...
Ce n'était sans compter sur la rencontre avec Emma. Demoiselle qui malencontreusement le bouscula, épaule contre épaule...
Stéphane, désinvolte de cet affront, leva légèrement la tête et ses murmures graveleux exprimaient tout et rien : « Hein ? Quoi ? Qui est-ce qui...? ». Emma, davantage tracassée et gênée par cette secousse, rabâchait mille et une excuses envers un passant paraissant cependant indifférent. Ils jetèrent tous les deux une ½illade aspirante vers le sol afin d'observer s'ils n'avaient rien fait tombé. Puis, la nature imposa qu'ils croisèrent leur regard furtivement et c'est à partir de ce moment là que l'ensemble des bruits citadins se paralysèrent laissant place à une symphonie mêlant éclairs passionnels et violons ensorcelants.

Stéphane fut subjugué par l'élégance et l'harmonie de cette femme. Celle-ci portait de soyeux et vertueux cheveux bruns atterrissant directement à la rencontre de ses omoplates, ses yeux noisettes firent plonger ce dernier dans des lits de splendeurs auxquels il ne pouvait se détacher, sa bouche fine et agréablement dessinée demeurait insaisissable, son nez quant à lui, semblait être légèrement en trompette. Un petit détail cocasse et soigné dont Stéphane n'avait pas oublié d'ignorer. A travers ses vêtements sombres, on pouvait deviner une silhouette élancée et gracieuse n'échappant également nullement à l'attention de notre homme éberlué. Cette dernière portait par ailleurs un étui de violon qu'il était difficile d'apercevoir en raison de la luminosité affaiblie par l'hiver.

C'est au bout d'environ trente secondes d'inertie que la jeune femme prit la parole, quelque peu hésitante :
« Excusez-moi, je ne vous avais pas vu..., toutes mes excuses...
- Ce n'est rien, y'a aucun souci mademoiselle.. .» rétorqua Stéphane d'une voix à la fois martiale et moelleuse, complété d'un iris charmeur.
Les deux passants achevèrent leurs paroles là-dessus et au lieu de disparaître chacun de leur côté, ceux-ci poursuivirent leur immobilisme. Quelques secondes plus tard, ces derniers incommodés par ces arrêts répétés baissèrent leur regard en souriant. Stéphane reprit ensuite timidement quelques mots : « Musicienne ? »
Emma, béate que ce passant prônait autre chose qu'une « Bonne soirée, au revoir », sautillait dans son esprit en répondant toutefois modestement : « Oui c'est ça, je m'entraîne, ce n'est que le commencement ! », celle-ci ajouta : « Vous êtes aussi musicien ? ». A son tour, Stéphane répliqua humblement : « Oui, j'essaye aussi de toucher un peu à tout, je n'suis pas certain du résultat mais bon... ». Ce dernier achevait ses paroles d'un léger haussement d'épaules ainsi que d'une grimace défaitiste. Emma fut soudainement touchée par ce manque de confiance mais aussi par la senteur de sympathie qu'émanait Stéphane, puis celle-ci lui proposa une invitation afin qu'ils puissent poursuive cette conversation. Ainsi, la bienséance du vouvoiement s'était vite volatilisée : « Si tu veux, on peut aller chez moi boire un verre ? Ca te dit ?» questionna Emma. Notre artiste riposta immédiatement d'un sourire voluptueux, celui-ci justifié par la stupeur de cette sollicitation: « Ah ouai, bien sûr ! ».

Ils s'éclipsèrent donc l'un l'autre vers une histoire neuve, peut-être aussi paradisiaque qu'envieuse...



Copyright
Sylvain/Octobre 2007
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# Posté le lundi 14 janvier 2008 10:56

Modifié le mercredi 16 janvier 2008 12:42