Désuétude

Désuétude
Désuétude

Tu as tracé ce que tu crois bon d'aimer
Mais qu'as-tu appris à l'heure d'aujourd'hui ?
Que l'Amour ne peut être désarmé...
Que tu ne forces que ce que souhaite ton esprit

Lorsqu'arrivera le moment du vaste recul
Tu t'apercevras, ébranlée, de ta solitude
Tes baisers ne sont ceux que tu véhicules
Tu es niaisement bercée par l'habitude

Quand tes yeux s'ouvriront, je ne serai animé
Ni par l'amour, ni par mon passé décimé
D'un "non", je réécouterais tes poings si rudes

Ces souvenirs que tu as tellement ternis
Par tes mesonges et toute ton hypocrisie
Coulent ton image dans une triste désuétude



03/12/08.
Copyright/Sylvain

# Posté le mercredi 03 décembre 2008 10:58

J'assume

J'assume
J'assume

Remplir cette page blanche pour errer
Errer pour tourner cette page noire
Nul besoin de tous ces sourires aérés
J'assume mes longs silences notoires

Ecrire et trépasser ce passé écorché
Ecorcher l'âme de mon écriture dépassée
Nul besoin de tous ces soutiens suscités
J'assume cette encre nostalgique du passé

Composer pour créer ce que la vie n'exhibe
Exhiber des mondes pour composer ma vie
Nul besoin de cette réalité qui ne s'imbibe
J'assume ma plume séduisant mes avis

Pleurer l'amour pour causer avec l'espoir
Espérer les causes de ces fracas de pleurs
Nul besoin de rassurer tous mes déboires
J'assume mon assurance qui se leurre

Rire pour aimer ce que l'éphémère donne
Donner en aimant mes rires francs de joie
Nul besoin d'aviver les maux qui fredonnent
J'assume ce que d'antan fait de mes émois



Copyright/Sylvain
10/11/08

# Posté le mardi 18 novembre 2008 09:47

Modifié le lundi 08 décembre 2008 07:18

Méditations chimériques

Méditations chimériques
Méditations chimériques


Lorsque le monde sociétal lâche du leste sur les habitudes réflexives des gens, ceux-ci songent peut-être à vivre leurs envies, ou pensent à l'ombre de leurs envies. Placer ses rêves dans la dimension que l'on se fait de l'avenir n'est qu'une utopie qui n'a de cesse de railler l'importance de leurs places imaginaires. Qu'il convienne de croire uniquement à la démesure d'un idéal trop absent n'est sans doute pas la meilleure thérapie qu'il demeure pour épanouir son existence. Concevoir une quête floue dans sa réalité et tellement certaine dans sa valeur n'est pas chose aisée, d'autant plus qu'il semble tout aussi délicat de s'affranchir de doutes envers la possibilité de cet accomplissement. Le paradoxe entre la réalisation et l'impossibilité de vivre concrètement ses faits idéals justifie la désinvolture inconsciemment créée par l'être humain, celle-ci traduite par le fondement d'un quotidien individuel, laissant de côté – souvent sans amertume - fantasmes et envies de chacun. L'exemple de l'amour est le plus démonstratif. L'Amour dans un couple se définit comme l'essence harmonieuse de deux êtres, deux individus faisant correspondre leur passion à l'égard de l'autre, de manière concrète ou non. Atteindre cette symbiose n'est possible que si les deux personnes connaissent au préalable les rêves et envies de chacun, le cas échéant, la longévité de leur amour n'est pas concevable. En effet, la méconnaissance d'autrui par rapport à ses envies les plus introspectives provoque un danger pour le maintien d'un lien passionnel entre deux êtres. Par ailleurs, il reste néanmoins un autre obstacle à l'épanouissement d'un couple. Il s'agit de l'erreur. Se rendre compte de posséder ou d'avoir possédé une vision erronée sur le personnage d'un individu que l'on aime – ou que l'on a aimé – en terme de perspectives d'avenir communes provoque l'incompréhension et la culpabilité de s'être trop hâtivement projeté. La connaissance de l'autre ne passe donc pas par le fil temporel, autrement dit par l'habitude routinière vécue par deux individualités. La véritable connaissance d'autrui passe par la confiance objective et inconsciente, non par la confiance subjective et consciente.


15 octobre 2008
Sylvain/Copyright

# Posté le mercredi 15 octobre 2008 12:13

Analyse


Analyse

Qu'advient-il du temps des solutions
Du temps où l'âme bravait la perdition
Du temps où l'amour en fleuraison voguait
Du temps où les raisons ne divaguaient
Qu'en est-il de cette encre humidifiée
Ce vieux crayon tout de toiles tissé
Occupe l'habitus d'un élan balancé
Habite l'inertie d'un nouveau si glacé
L'esprit dessiné d'ellipses incohérentes
D'éclipses et de noirceurs malfaisantes
Le renouveau ne sera-t-il plus fardeau
Des mains de brebis encerclent le dos
D'un poète détapissant ses lettres
Devenant l'animal dressé de maîtres
Où est passé ce passé régis par l'action
Dans ce c½ur nécrosé par l'introspection
Les sons saccadés de battements blessés
Assassinent d'interminables pensées
Recoudre des plaies avec le fil d'une vie
C'est comme aimer des maux sans avis
Loin s'en faut, les souvenirs s'évaporent
Atterrissant dans la profondeur de pores
Et cet homme, magicien, illusionniste
D'un air de mots trop dictés attriste
Le poète ne se sentant plus poète
L'homme sacrifiant par dépit sa tête
Pour des pions remoulant ses recoins
Formatant niaisement ses lendemains
Qu'en est-il de la femme innocente
Quand de sa bouche sonnera l'écrasante
Vérité. Quel déplorable instrument
Ce faux pansement, ce temps qui ment
Ce que la politesse d'un entourage délivre
Poursuivre une guérison pour vivre
Et ce banc, seul et tendre ami de l'errance
Propose la volupté et le calme de sa danse
Fait naviguer l'âme de l'homme
Vers des rêveries qui l'assomme
L'espoir fait souffrir ou survivre
Question du whisky qui enivre

19/09/08
Sylvain/Copyright

# Posté le samedi 20 septembre 2008 04:31

Modifié le samedi 20 septembre 2008 19:41

Nature humaine

Nature humaine
On dit beaucoup de choses.
Beaucoup de mensonges en fait.
Beaucoup de politesses stéréotypées, on s'imagine énormément de chemins pré-tracés.
On a que d'influences nos normes sociales.
On a aucune vision objective de la vie.
On est ce que l'autre formate de soi, non ce qu'on est réellement.
On croît souvent penser mais on ne pense finalement à pas grand chose.
On a peur de s'avouer en dehors, de s'admettre différent, alors on ment, on se ment et on joue un rôle que l'autre comprend puisqu'il est le même.
Oui... En fait, on ose guère se voir tel qu'on est...
On veut la plupart du temps paraître comme ce que nous souhaitons apparaître, non comme ce que nous sommes.
On réfléchit sur l'avenir, comme si nous en étions les détenteurs.
On parle de tout sauf de ce qui est enrichissant, nos positions dans cette vie.
On a peur alors...
On parle... pour parler.
On écoute ce que l'autre dit pour pouvoir rajouter son expérience, se croire être dans la conversation et se sentir valorisé.
On se voit dans la conversation de l'autre pour se sentir appartenir à un groupe social.
On dénigre celui qui ne comprend pas cela, parce qu'il a voulu être lui et non paraître "lui".
On est désinvolte du malheur de l'autre lorsqu'on pense qu'on a tout fait pour le consoler.
On se résigne beaucoup à la fatalité, à cette vague notion du « destin » pour se donner bonne conscience.
On culpabilise qu'éphémèrement.
On narre son vécu de manière à ce qu'il soit exceptionnel pour être reconnu.
On est narcissique.
On demande comment va l'autre par bienséance, rarement par intéressement.
Toujours par bienséance, on répond que ça va même si l'on ne va pas bien, pour ne pas être obligé de justifier son mal-être, qui de toute manière, sera incompris.
Et puis on sourit, on dit « oui » d'un hochement de tête prononcé aux choses que l'on ne comprend pas et aux personnes ennuyeuses pour pas qu'elles aient à répéter leur commerage insignifiant.
Finalement, on n'est pas géniaux, nous, les Hommes
Oui... on a oublié d'être naturel
On a oublié d'être soi.



Copyright
Août 2008/Sylvain

# Posté le lundi 04 août 2008 10:19

Modifié le mardi 12 août 2008 06:10