Vole, vole, dis-moi ce que tu vois, ce que tu as vu, ce que tu entends, ce que tu as entendu...
Le ciel est-il aussi en flamme là-haut ?
Y a-t-il des oiseaux qui s'affrontent, qui mitraillent d'autres volatiles ? Raconte-moi, rapporte-moi des constats similaires à mon entourage afin que ma solitude s'estompe.
Décris-moi les lueurs... ont-elles réellement émigrées au coeur des stratus ? Révéle-moi l'absence de sang innocent, profère-moi vos discordances révolues...
Et l'horizon, comment est-il ? infini ? infiniment grand ?
Est-il aussi rougeâtre que celui demeurant sur nos flancs montagneux, sur nos plaines autrefois vigoureuses et nos plateaux érodés par les chairs tassées ? Non ! c'est bien ce que je pensais, je le savais... Je t'admire tellement, ta famille et toi...
Préviens-moi si un humain autour de moi décide de modifier son cervelet primaire par une sagesse exemplaire... je le crierai. Je hurlerai du haut des Andes, des Tian Shan ou du Tibet tous les bienfaits d'une cohésion franche et non-opportuniste de l'Homme. Ô quelle hâte ais-je de gravir ces sommets et d'épurer les vies terrestres...
Adresse-moi ta leçon noble volatile, même si elle semble longue et peut me coûter la vie...
Vois-tu, mon propre bonheur ne vaut pas grand chose face aux malheurs présents ici. Je suis prêt à me sacrifier pour que le pacifisme grandisse. Voilà pourquoi je ne ris pas et n'arrive intégrer les sourires artificiels qui m'enroulent, me serrent, me font mal...
Je suis heureux, mais comment l'être si les êtres face à moi ne le sont pas ?
L'indifférence et la fatalité sont deux notions qui ne m'intéressent pas.
Criez le bonheur mes Dieux, mes oiseaux majestueux, je suis sûr que quelques coeurs humains vous écoutent malgré tout...
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20 novembre 2006/Sylvain