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# Posté le lundi 14 septembre 2009 06:43

Last flowers



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# Posté le lundi 14 septembre 2009 06:26

Modifié le mardi 15 septembre 2009 11:59

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(Duo avec Cédric)

La lumière de la lune réfléchit sur le pavé humide de cette ruelle étroite. Le silence envahit de son charisme tout l'espace environnant. Seule une légère brise nocturne donne de la vie à ce lieu. Romane peut se croire au sein d'un morne quartier londonien du XVIIIème siècle mais cette dernière demeure bien à Paris, le 18 juin 2011. C'est d'ailleurs à ce paradoxe qu'elle songe : cette ruelle singulière opposée à la place qu'occupent la publicité, la modernité et la pollution sonore tellement présente à l'extérieur de celle-ci.

Après quelques hésitations répétées, elle décide de s'avancer en marchant prudemment. Elle n'a jamais vu, ni entendu parler de ce passage, mais se résigne tout de même à emprunter cette voie, qui d'après ses calculs, est un gain de temps non-négligeable pour se rendre chez Anna, son amie d'enfance. Romane lève la tête pour scruter les façades alentours et se rend compte que ces dernières ne possèdent là aucune fenêtre, ni la moindre porte. Caractéristique qu'elle ne pu voir avant, faute de luminosité. Ces éléments inhabituels plongent Romane dans un début d'angoisse difficilement exprimable. Elle décide alors d'accélérer le pas en évitant de prêter attention au décor. Les claquements de ses talons sur les pavés sont de plus en plus rapprochés et tapissent, par leur seul son, l'atmosphère lugubre déjà bien installée. Sa respiration commence à devenir exagérée et grossière. Tout en ne perdant pas de temps à s'arrêter, Romane saisit son téléphone portable afin d'éclairer sa route. Rien n'y fait. L'appareil ne se rallume pas. Lorsqu'elle relève la tête pour analyser brièvement le trajet qui lui reste à accomplir, celle-ci aperçoit au loin une silhouette sombre, plutôt difforme et immobile. Romane s'arrête tout en commençant sérieusement à s'affoler et à se demander si rebrousser chemin n'est pas préférable...


Suite composée par Cédric en ligne dans quelques temps.......

# Posté le dimanche 06 septembre 2009 18:30

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Lorsque tu en es au point de t'interroger sur la satisfaction de ton existence, demande-toi d'abord si la question est nécessaire. Méditer sur le bilan de ce que tu as vécu semble-t-il utile ? La réponse n'est-elle pas universelle et n'est-elle pas présente au sein même de ton questionnement ? L'être heureux, lui, réfléchit-il sur son bonheur ? Pas certain. Il le vit et ne s'en occupe guère. C'est d'ailleurs grâce à ce détachement qu'il est heureux. C'est pourquoi, je m'avancerais sur une chose : le recul sur soi se justifie sûrement par la naissance ou le prolongement d'un mal-être qui éternise des pensées ne pouvant évoluer. Demeurer perpétuellement songeur de ses actes passés, ses dires ou croire actualiser ses pensées pourtant déjà bien mûres n'est pas le signe d'un optimisme né. Oser s'affranchir de toutes interrogations pessimistes n'est que le fruit d'une personne hypocrite ou alors, totalement dépassée par l'influence sociétale et qui se laisse inconsciemment guider par autrui.
Qui possède la sagesse nécessaire pour connaître la vérité de son âme ? Personne. Nous ne nous connaissons pas nous-mêmes ; néanmoins, la vie de tous les jours se déroule constamment par un jeu d'égocentrisme que tout le monde pratique. Finalement, c'est dans le regard de l'autre que nous nous voyons, faute de quoi, nous ne pourrions être ce que nous désirons construire de notre personnage. Nul n'est honnête, hormis le trompeur niais, naïf, fermé et borné qui a la foi de sa vérité et non de la Vérité... Tapisser sa vie de mensonges pour se complaire soi-même, voilà ce dans quoi l'Homme excelle.


26/08, 2h08.

# Posté le mardi 25 août 2009 20:09

La passion de l'ordre

La passion de l'ordre
La passion de l'ordre


Les yeux fermés, le corps lymphatique et les sens amorphes, je poursuis ma somnolence sur ce canapé confortable. Mentalement, je réfléchis quant à l'éventuelle ouverture de mes paupières puis j'actionne mes pensées à l'issu d'un compte à rebours imbécile allant jusqu'à 3... La lumière tamisée, la tapisserie jaunie par la fumée excessive et continue flottant dans cette pièce, les meubles assaillis par un rangement inexistant, je balaye d'un regard oblique le lieu dans lequel je suis et un rictus apparaît sur mes lèvres. J'aime cet endroit. Tout ce fouillis autour de moi m'apporte une chaleur et je m'imagine pendant quelques instants dans un lieu où tout demeure symétrique. Où est la fougue, l'exaltation, la vivacité ? Mon esprit s'obscurcit sans réponses et ces images me sont plutôt désagréables. Je stoppe donc celles-ci et referme mes yeux. Décidément, je ne comprendrais jamais cet engouement, cette passion de l'ordre.

# Posté le jeudi 16 juillet 2009 16:33

Modifié le jeudi 16 juillet 2009 16:48