(Duo avec Cédric)
La lumière de la lune réfléchit sur le pavé humide de cette ruelle étroite. Le silence envahit de son charisme tout l'espace environnant. Seule une légère brise nocturne donne de la vie à ce lieu. Romane peut se croire au sein d'un morne quartier londonien du XVIIIème siècle mais cette dernière demeure bien à Paris, le 18 juin 2011. C'est d'ailleurs à ce paradoxe qu'elle songe : cette ruelle singulière opposée à la place qu'occupent la publicité, la modernité et la pollution sonore tellement présente à l'extérieur de celle-ci.
Après quelques hésitations répétées, elle décide de s'avancer en marchant prudemment. Elle n'a jamais vu, ni entendu parler de ce passage, mais se résigne tout de même à emprunter cette voie, qui d'après ses calculs, est un gain de temps non-négligeable pour se rendre chez Anna, son amie d'enfance. Romane lève la tête pour scruter les façades alentours et se rend compte que ces dernières ne possèdent là aucune fenêtre, ni la moindre porte. Caractéristique qu'elle ne pu voir avant, faute de luminosité. Ces éléments inhabituels plongent Romane dans un début d'angoisse difficilement exprimable. Elle décide alors d'accélérer le pas en évitant de prêter attention au décor. Les claquements de ses talons sur les pavés sont de plus en plus rapprochés et tapissent, par leur seul son, l'atmosphère lugubre déjà bien installée. Sa respiration commence à devenir exagérée et grossière. Tout en ne perdant pas de temps à s'arrêter, Romane saisit son téléphone portable afin d'éclairer sa route. Rien n'y fait. L'appareil ne se rallume pas. Lorsqu'elle relève la tête pour analyser brièvement le trajet qui lui reste à accomplir, celle-ci aperçoit au loin une silhouette sombre, plutôt difforme et immobile. Romane s'arrête tout en commençant sérieusement à s'affoler et à se demander si rebrousser chemin n'est pas préférable...
Suite composée par Cédric en ligne dans quelques temps.......